
Il est bien agréable de se faire raconter des contes de fées quand on est petit, des histoires de petites souris qui viennent chercher nos dents la nuit, des histoires de cloches qui balancent des oeufs dans le jardin et la grand histoire du père Noël qui, chaque année, sur son traîneau, fait le tour du monde pour distribuer des cadeaux. Ce sont les mensonges qui font rêver les enfants. Certains se font même un plan de carrière vers cinq ans: "Moi je serai lutin du père Noël ! Ouais !!!" (bon ça va, je ne suis sûrement pas la seule à avoir voulu faire ça quand même). Y avait que des avantages. La sécurité de l'emploi sans être fonctionnaire. La mutuelle, tu parles, avec ses pouvoirs magiques le père Noël il te soigne en un rien de temps. Pas de frais de déplacement. Tu es assis à côté de lui et tu te fais le tour du monde en 24 heures. C'est mieux que Philéas et moins violent que Jack Bauer. Ouais sauf que le père Noël... Bon je dis rien au cas où il y aurait des mômes précoces en visite sur mon blog. Et puis de l'écrire, c'est comme en rajouter une couche 
Première décéption de la vie et tout un plan de carrière à revoir [après je suis passée à concertiste piano solo genre Hélène Grimaud, même si je ne la connaissais pas encore en 6e, puis docteur en recherche, pour finir par ce que toutes les petites filles veulent être... euh non pas Priscilla...(j'ai 26 ans, quand j'étais petite, les filles jouaient à la maîtresse), donc euh oui, prof. La sécurité de l'emploi, la MGEN etc.]
A 26 ans on a déjà un sacré paquet de mensonges derrière soi et on a appris à les distinguer, à s'en servir pour notre propre compte et ensuite à adhéré ou non a la mythomanie collective qui enraye pas mal le contrat de confiance qu'on pourrait établir avec notre entourage. (Non, cette fois Darty n'y est pour rien. Juste cette fois). Je ne vais pas mentir, j'ai beaucoup menti dans ma vie. ( Ben comment on peut te croire alors ? Ben parce t'as aussi beaucoup menti dans ta vie...).
Genre voix d'outre-tombe, la veille d'un contrôle de math ou d'un cours d'EPS
(Education Physique et Sportive
hum no coment):
"- Maman, j'ai mal à la tête, j'ai pris ma température et regarde...
- 42.6 ! Bon bah on va appeler le SAMU là, parce que tu devrais déjà être dans le coma"
Eh merde, trop forte l'ampoule MDR.
Ca c'est le mensonge pardonnable parce que bon les cours de sport avec Mme Toullec ou M. Cochet bonjour. Enfin non plutôt au revoir à jamais.
Il y a aussi le mensonge qui ne sert strictement à rien.
"-Ouais aujourd'hui en sport (je sais, il s'en passe des trucs en sport, ça nous traumatise), le prof il appelle un mec il lui dit "Ecarte les jambes". Le mec il le fait et là le prof lui dit "C'est bizzare je vois pas le cordon de ton Tampax. Allez, 20 pompes et arrête de te foutre de ma gueule"
- Euh *****, j'ai été voir le film avec toi je te signale. Alors, je sais que c'est une réplique et que tu nous montes un bobard là"
Et là, évidemment c'est la honte pour l'auteur du mensonge en question surtout s'il y a du monde avec nous. Mais ce n'est pas bien grave. Juste un peu de cette mythomanie qui nous touche tous.
Parfois, il y a le mensonge boomrang ( celui qu'on se reprend dans les dents). Quand j'étais en terminale, j'avais dit à ma mère que j'avais cours le mercredi matin parce que je n'avais pas envie de me taper le ménage et la bouffe ce jour là. Et dès qu'elle partait au boulot, moi j'allais au ciné avec ma carte UGC et je rentrais le midi, pile comme si j'étais revenue du lycée. Et puis un midi, ma soeur me parle d'un film et moi je fonce droit dans le mur:
"- Ouais, il est trop bien, je suis allée le voir ce mat..."
On était mercredi... Ma mère saute sur l'occase (tu penses):
"- T'étais pas en cours toi ce matin ?
- Ben si mais la prof d'Histoire était absente alors j'suis allée au ciné" (Vachement crédible).
- Tu me prends pour une imbécile, tu crois que je sais pas que tu sèche le lycée ? (Attention mes amis là c'est du sérieux, elle prêche le faux pour savoir le vrai. Parce qu'il est évident que si elle s'était doutée ne serait-ce qu'une minute que je séchais le lycée, y a longtemps qu'elle me l'aurait fait savoir. Et si je veux garder mes mercredi matins de libre va falloir la jouer fine).
- Ben en fait, ce matin, je me sentais pas bien et j'ai pas eu envie d'aller en cours.
- Quand tu seras au boulot, que tu ais envie ou pas tu seras bien obligée d'y aller. Monte dans ta chambre, range moi ton merdier et tu mets plus le nez dehors jusqu'à mercredi prochain. A part pour aller en cours bien sûr"
Bon si on réfléchit bien, j'ai été punie pour avoir séché un cours que je n'avais pas, mais si on refléchit encore plus, on voit qu'elle ne se doutait toujours pas que je lui avais donné un faux emploi du temps et comme je ne sortais jamais ou presque, autant dire que la punition a été quasi nulle. Et le mercredi suivant je suis allée voir Monstre et compagnie.
Jusque là, je n'ai parlé que de mensonges au dénouement drôle et sans conséquence. Ceux-là me font marrer. Il y a aussi les mensonge de nécessité. Quand je rencontre quelqu'un pour cinq minute et qu'il me demande pourquoi je suis en fauteuil roulant, je ne dis pas "Parce que j'ai sauté d'un pont", mais "Oh un accident y a longtemps". Ca met tout de suite les gens plus à l'aise et moi avec. En revanche quand on me demande qui est la fille sur mon portable, je dis "Ma princesse". Il y a ceux qui comprenne tout de suite et les plus lent :
"- Ta quoi ?
- Ma poussinette, ma bichette, ma chérie, mon amoureuse, ma femme quoi !
- Ah parce que t'es (blocage sur "quel mot on utilise?")...
- Oui, je suis lesbienne. Ca ne te choques pas ?
- Non. (BIPBIP mensonge ! Ton nez s'allonge !). "
Et la le mec il fait une tronche genre
et dans ça tête ça défile ("Elle est handicapée et gouine ! Putain ça doit pas être facile tous les jours...). Je déteste ce genre de blaireau hypocrite. Autant dire tout de suite qu'il est gêné et qu'il préfère partir ! Mais bon, il paraît que ça s'fait pas... Tu parles.
Enfin, il ya les vrais mensonges qui font du mal et là, on est loin du père Noël. D'abord, il y a ceux qui inventent des excuses pour ne pas t'appeler, venir te voir etc. Il y a ceux qui te font mille et un sourirs style "je t'adore" et qui te détestent. Moi quand j'aime pas quelqu'un ça se voit et je vais pas aller lui faire des risettes. Il paraît que je ne suis pas assez "diplômate". Si le diplômate en question est un cousin à hypocrite alors effectivement je ne le suis pas du tout. Ca doit venir du "ma puce" hypocrite qu'une certaine personne nous sert quand y a du monde. (Ou nous servait, peut-être que maintenant les choses ont changé et qu'il est plus sincère). Et puis il y a cette éternelle histoire entre Pierre, Paul et Jacques.
Il y a beaucoup de tensions entre eux trois et quand Pierre n'est pas là, alors Paul et Jacques médisent sur Pierre. Tous les deux d'accord sur le fait qu'il exagère. Quand c'est Paul qui est absent, Pierre et Jacques n'en finissent plus de parler de lui et pas en bien. Si c'est Jacques qui n'est pas là c'est sur son dos qu'on déblatère. Ensuite Paul va aller dire à Pierre que Jacques dit du mal de lui au moment même où Jacques lui disait que Paul les montait l'un contre l'autre. Pierre qui a une grande habitude du mensonge sait que les deux ont raison. Paul dit du mal de lui et Jacques aussi et lui Pierre, il dit du mal des deux, suivant avec qui il se trouve.
Morale, ne pas écouter les médisances et ne croire qu'en soit.
Shalimar.