Shali et Molki au pays des livres

Réflexions personnelles

Interrogation sur le rôle de la littérature principalment...

Je rêve

le 22/06/2008 à 23h43




    Je rêve. Je suis allongée sur le sable chaud d'une plage bretonne. Le soleil est haut dans le ciel et me brûle tandis qu'une légère brise me caresse doucement. Je sens l'air iodée de l'Atlantique qui, régulièrement vient s'échouer à mes pieds. Je n'ai aucun souci en tête, rien à faire. Tout à l'heure, je vais me lever et entrer dans l'eau froide. Je vais nager au large et me mettre ensuite sur le dos pour me laisser ramener vers la plage. J'aurai un goût de sel dans la bouche.




    C'est un rêve. Car, pour l'heure, je suis à Lyon. Et malgré tout l'amour que je porte à cette ville, il lui manque une chose essentielle: l'océan. L'été est enfin là avec ses 33°C. Le soleil brille de toute ses forces et met la ville en feu. C'est beau je l'avoue. Mais je suis une Bretonne et je resterai Bretonne toute ma vie. J'ai besoin de voir le grand large, d'escalader les rochers, de ramasser des coquillages et des étoiles de mer.





   Pour moi la mer représente beaucoup. Quand j'étais petite, mon père venait nous chercher, ma soeur, mon frère et moi et on roulait le long de la côte pendant des heures. On a tous l'impression que cette grande étendue bleue nous appartient. Elle est ce qui nous permet d'oublier le gris des villes que je déteste. Si un jour je reviens en Bretagne ce sera pour elle. Et les marchands de glaces qui traversent la plage avec leur glacière. " Beignets, chouchous, boissons fraîches. A la glace, à la glace, c'est Miko qui passe"




    J'ai besoin de faire glisser du sable doux entre mes doigts, d'avoir les cheveux poisseux d'après la baignade, de sentir la crême solaire, de rentrer avec des coups de soleil parce que la crême n'a pas vraiment fonctionné. J'ai envie d'enfoncer ma tête dans ma serviette et de passer des heures à bronzer et savoir que demain, je pourrai recommencer. J'ai envie de partir à la recherche de coquillages, de jouer au ballon dans l'eau, de voir des ptits avec leurs bouées autour des bras trotter fièrement vers le rivage avec le papa qui veille à bonne distance. Mais comme ça ne va pas arriver avant un bon bout de temps, j'écris un article pour me donner l'impresion un instant d'y être allée. Si vous êtes en bord de mer, pensez à moi quand après avoir lu cet article et surtout profitez bien de votre chance.




Shalimar.

Nostalgia

le 09/05/2008 à 11h17



   S'il y a bien une période de ma vie pour laquelle je n'éprouve aucune nostalgie c'est bien le lycée. Et pourtant... Il y a une chose qui reste de ces années de torture: les cours d'italien. Bouffée d'oxygène dans un quotidien infernal. Chaque fois que j'écoute Laura Pausini, j'y associe forcément ces heures passées en classe avec Madame Lanoue (elle s'est mariée en première, mais bon je suis restée au premier nom). Je me suis prise de passion pour l'italien pour plusieurs raisons. D'abord je me suis aperçue que tout ce que j'aimais était italien (cuisine, musique, peinture, pays etc.) ensuite, mon coeur a chaviré pour elle et je suis devenue une élève très assidue et appliquée.




   Je me suis mise à regarder des films en VO, à écouter de la variété italienne et de l'opéra italien. Tout ça dans l'espoir de l'impressionner. En fait, ça m'a permis de découvrir une culture que je me suis mise à aimer autant que celle qui me l'enseignait. J'ai complètement délaissé les cours d'espagnol (faut dire que Cabioche à côté, bon, c'était pas le genre à me mettre la tête à l'envers) pour ne plus faire d'hispanisme. Je me suis concentrée uniquement sur l'italien. J'ai lu des auteurs fantastiques. Il faut lire Calvino, Buzzati, Ammaniti, oh et puis tous en fait. En italien c'est mieux.




   Pendant trois ans, je suis allée au lycée uniquement pour les cours d'italien et comme j'ai jamais eu de bol, elle est tombée deux fois enceinte, deux année de suite, et on a eu des remplaçantes. Autant dire que j'ai beaucoup soupiré, beaucoup souffert, même pleuré. Mon premier vrai amour (soupire).




   Je passais ma vie avec mon walk-man sur les oreilles avec Vivaldi, Verdi, Pausini ecc. J'écrivais son prénom sur tous mes cahiers (Anne), bref, j'étais gravement atteinte. Et cette année, cet été je vais à Firenze youhou !!!!! J'y vais avec le nouvel amour de ma vie. Je ne veux pas qu'elle soit jalouse que je parle ici de ce qui est devenu un beau souvenir que je resors de temps en temps de sa boîte. Même si le temps a passé et qu'une mauvaise histoire nous a séparé, je garde la nostalgia di questi momenti.




   Bien sûr elle n'a jamais rien su, ou alors elle l'a deviné. Ce n'était pas difficile en même temps, je n'étais pas très discrète. J'ai même forcé ma soeur à prendre italien en troisième option quand elle est entrée au lycée pour pouvoir aller la chercher à la fin de ses cours. Je dois dire qu'elle a été beaucoup moins enthousiaste que moi et la prof est toujours resté "ma prof d'italien". J'étais à la fac, c'était ma soeur qui avait cours avec elle et elle disait quand même "ta prof d'italien", à croire que c'était son nom pour toujours alors qu'elle avait cessé d'être ma prof depuis la terminale. Au fait j'ai eu 17 au bac. Un extrait del Gatopardo. Je l'avais lu, alors j'ai fait le bonheur de mon examinateur.



  J'ai une dette envers elle, et je compte bien m'en acquitter. En attendant, je continue à être nostalgique.

Shalimar.

Ecrire

le 27/04/2008 à 07h46




   Il y a longtemps que je n'ai pas écrit d'article sur ce blog et j'imagine que la foule de lecteurs qui vient chaque jour, attend avec impatience quelques mots de ma plume. C'est-à-dire qu'il s'agit d'un blog littéraire et que généralement j'essaie d'écrire sur un livre que je viens de lire pour dire si je l'ai aimé ou pas etc. Sauf que là, je suis bloquée sur Proust. C'est une oeuvre au programme, j'aime beaucoup, mais c'est très long à lire et ça prend du temps, surtout que je ne m'y attelle pas tous les jours. Et je ne lis rien d'autre parce que sinon je culpabilise de ne pas lire ce livre que je devrais avoir terminé depuis longtemps.




   Avant, il a deux ou trois ans, j'avalais les oeuvres au programme comme des petits pains. Je dirais même que je ne lisais que des classiques pour parfaire ma culture littéraire. Mais il y a un truc qui n'est pas juste et sur le quel je voudrais m'arrêter un moment. La déprime. Il y a des gens qui réussissent parfaitement leurs études, en temps et en heures, avec des notes magnifiques. Oui, c'est parce qu'ils aiment ce qu'ils font et qu'ils ont beaucoup de capacités. Mais surtout, ils ne sont pas sujets à ces changements d'humeurs qui font que d'un instant sur l'autre on passe de l'envie de travailler à celle de se mettre une balle. Bon j'exagère un peu. Mais il suffit parfois d'un coup de file, d'une phrase prononcée sur un ton un peu rude et ça y est on abandonne tout. J'interdis à quiquonc de dire que ce sont des excuses pour ne pas bosser.




   Trop de sensibilité tue l'envie de faire quoi que ce soit, sauf écrire. J'écris sur mon blog, j'écris dans mon journal, j'écris des lettres aux gens que j'aime et tout va beaucoup mieux. Ainsi que me l'a suggérer quelqu'un que j'aime beaucoup, il faut créer pour se sortir de la déprime. Forcément, le travail scolaire en prend un coup, parce que ce n'est pas spécialement créatif. Mais il faut savoir se secouer parfois et trouver dans une dissertation le petit truc qui va faire de ce devoir rébarbatif une création personnelle qui nous rendra la confiance suffisante pour se remettre au travail.




   J'écris ça, parce que je suppose ne pas être la seule à aimer ses études mais à se retrouver dans l'incapaciter de travailler parce que la vie autour prend trop de place.




   Enfin, le printemps arrive et comme beaucoup de gens je suis très sensible à la lumière du soleil et je sens revenir en moi l'envie de travailler. Mon professeur de biologie de 3e m'a dit un jour qu'à chaque printemps , nous étions quelqu'un de nouveau. Que la nature avait fait son oeuvre et nous avait fait mûrir. Ce prof là, je l'aimais beaucoup. Il ne se contentais pas de nous apprendre la différence entre la roche calcaire et un autre caillou. Il prenait le temps de nous expliquer, à nous petits adolescents, le fonctionnement de notre corps au file des saisons et ses changements. Il nous rassurait en queqlue sorte en levant le voile sur l'inconnu et nos angoisses.


 


 


   Voilà, c'était tout ce que je voulais dire. Maintenant, si quelqu'un a quelques tuyaux pour m'expliquer la relation entre Albertine et le narrateur de Sodome et Gomorrhe, je suis preneuse.

 

 

Salimar. 

I have a dream...

le 26/01/2008 à 00h12




   Je fais le rêve de mettre tout le monde dehors, sur pause. Je fais le rêve que les téléphones n'existent plus, que les sonnettent se cassent et que les serrures se ferment. Je fais le rêve d'une complète solitude pour un temps indéterminé, loin du bruit de la vie humaine. Je fais le rêve d'un silence reposant et d'un tête-à-tête avec moi-même remis depuis si longtemps. Je fais le rêve de retourner chercher cette petite fille de neuf ans avant qu'elle ne commette l'irréparable pour lui dire qu'il y a pire que de se faire embêter par les petits cons de la colo. Je fais le rêve de la prendre sur mes genoux pour caresser ses cheveux encore doux et embrasser ses yeux encore innocents. Je l'emmènerai sur la plage et je lui raconterai que dans quatre ans quelqu'un disparaîtra pour toujours et que ce quelqu'un c'est son papa. Je fais le rêve de pouvoir lui dire combien elle aura mal mais qu'il ne faut pas qu'elle se perde dans sa douleur et qu'avec le temps le mal ne disparait pas mais s'atténue.


 

   Je fais le rêve de retrouver cette même petite fille lorsqu'elle aura douze ans et lui souffler à l'oreille les mots que je n'ai pas su prononcer devant ce papa qui allait bientôt partir. Je fais le rêve de lui donner un crayon et un livre pour l'armer contre le monde. Car tout le reste n'est que chimère contre l'amertume qui risque de venir à ses lèvres et à son coeur au fur et à mesure qu'elle grandira et qu'elle découvrira ce monde qu'elle idéalise encore: celui des adultes, qui rivalisent d'hypocrisie.

 

   Je fais le rêve de me trouver un jour sur ce pont d'où elle a sauté pour la retenir. Car cela n'aura servi à rien.



   Un jour, la vie s'en ira, d'elle-même, et je serai enfin en paix. Et s'il y a un autre monde, où tous les gens qui m'ont pourri l'existence croupissent, je deviendrai alors leur bourreau, le Diable personnifié et ils subiront mille tortures pour l'éternité. Je le jure, un jour, je me vengerai...

Shalimar.

Pfffou la grippe...

le 24/01/2008 à 16h56





   Une semaine et demi de grippe et voilà , je vais manquer le festival d'Angoulême, je suis dégoûtée. J'avais déjà tout prévu. Princesse et moi on avait réservé dans une jolie petite auberge (bien à l'avance pour que ce ne soit pas complet partout quand on voudrait venir). Un petit endroit charmant avec une piscine et un menu alléchant sur la carte du restaurant pour nous donner des forces qui nous auraient permis d'affronter le froid, l'attente et l'émotion de rencontrer nos auteurs préférés. D'autant que cette année il y a Yslaire. J'aurais pû me faire dédicasser mes albums de Sambre*. J'avais prévu aussi d'aller voir Loisel pour qu'il dédicasse la trilogie du Magasin Général* et Le Grand Mort* tome I. Il y avait aussi mon coup de coeur Chaque chose* de Neel à qui j'aurais aussi présenté mes albums de Lou* Il m'a déjà dédicassé le tome II. Mais Chaque chose est un peu différent de Lou et j'ai voté pour cet album (qui m'a fait verser des larmes), dans la sélection officielle. L'histoire de ce petit garçon qui suit son papa, ça m'a rappelé quelques souvenirs personnels. J'aurais voulu en parler avec l'auteur. Surtout que (c'est dégueulasse ce que je vais dire mais pourtant c'est vrai) mon fauteuil me permet de grapiller un peu de temps, d'avoir droit à des petites attentions particulières comme le bisou de Coyote il y a deux ans pour Les Voisins du 109*. Bon, mon problème, c'est que je suis d'une timidité excessive. L'année dernière au festival annuel du livre de Bron (Lyon), je devais rencontrer Geneviève Brisac. J'avais apporté Petite*et Angleterre*. J'avais plein de trucs à lui dire parce que j'avais l'impression, dans chacun de ces deux livres qu'elle racontait ma propre vie. Quand elle est arrivée au stande de la librairie Terre des Livres où j'aidais, je ne l'ai pas vue tout de suite, c'est Princesse qui m'a dit: "Elle est là". J'ai levé la tête et genre j'allais tomber dans les pommes. J'étais scotchée à mon fauteuil (c'est cas de le dire) la bouche ouverte d'admiration. Princesse m'a poussée jusqu'à elle et là "Merci Fabien" -le libraire de Terre des Livres- il m'a présentée en disant que j'étais une grande fan et que je l'attendais depuis le matin. J'en revenais pas. Moi, ce que je voyais c'était qu'elle était très belle et souriante. Une crinières de cheveux bruns tous frisés et un visage lumineux. Comme je n'avais plus de voix, je lui ai tendu mes deux livres. Elle me les a dédicassés tous les deux et elle m'a même donné son e-mail perso. Après quelques gargouillis, j'ai réussi à faire une phrase complète, genre sujet-verbe-complément et la conversation s'est enchaînée. Elle est vraiment très gentille. Comme l'héroïne de Petite, j'ai eu des petits problèmes d'anorexie et comme l'héroïne d'Angleterre je n'ai jamais vraiment eu d'ami à part mes bouquins, elle m'a encouragée en me disant que les choses changent quand on vieillit. Elle a même pris du temps sur la conférence qu'elle donnait juste après pour ne pas me larguer comme ça à la va vite. Une fois lancée, moi, je n'ai pas taris d'éloges sur ses livres. A la fin de la journée, elle est même repartie avec un dessin que je lui ai fait dans l'après-midi. Bon , je sais faire un dessin à la dame, à 24 ans, ça peut paraître ridicule, mais dans l'une de ses dédicasses elle avait écrit: " En attendant de vous lire...". Sauf que je n'écris pas, enfin pas des trucs publiables et elle avait tellement transformée ma journée, j'était tellement débordante d'affection pour elle que je ne voulais pas quelle reparte sans quelque chose de moi. Et tout ce que je sais faire de mes dix doigts c'est dessiner. Donc voilà la dame repartie avec un dessin de sa fan de 24 ans. Je me suis dis qu'au moins ça ne devait pas lui arriver tous les jours. Par la suite, j'ai imprimé et collé sa photo sur le mur de ma chambre, mais Merlin (mon chat) a fait ses griffes dessus il n'y a pas longtemps. Cependant, je n'ai pas dit mon dernier mot. Dès que ma soeur libère la chambre du fond, je recouvre les murs de mes écrivains préférés. Je n'ai jamais pu m'empêcher de recouvrir les murs des différentes chambres que j'ai occupées. A une période  appelée adolescence, j'ai mis des trucs dont j'ai honte et dont je ne dirai rien ici. Mais, même à l'hôpital, ma chambre a toujours été le reflet de mes goûts du moment. Maintenant, je ne peux plus mettre des posters d'Angelina Jolie ou de Brook Shield, rapport à Princesse. A la limite, des affiches de films avec Romy Schneider ou Audrey Hepburn (grâce à qui je ne m'appelle pas Marie), ça passe. Mais faut pas exagérer non plus. Du coup on met des images de chats ou de la Corse lol.




Mais du coup avec ma grippe, je reste dans mon lit et j'en ai tellement marre que je n'ai même plus envie de lire, je n'ai pas non plus envie de regarder la télé que je ne regarde déjà pas des masses d'ordinaire. L'autre soir, j'ai loué A ton image... Franchement, rien qu'en voyant le nom de Christophe Lambert au casting j'aurais dû laisser tombé. Princesse m'a téléphonée, après les 5 premières minutes et quand je lui ai dit ce que je regardais elle m'a prévenue que c'était nul. Mais comme je l'ai dit quelque part part, je suis Bretonne, pas têtue... Et donc, j'ai regardé le film en entier même si je me faisais carrément ch... euh, même si je m'ennuyais profondément. Pour ceux qui ne voit pas ce que c'est ce f.. oui film je raconte: il était une fois un monsieur et une dame (Christophe Lambert et  Nastassja Kinski) qui étaient amoureux et qui aurait voulu avoir un enfant, mais la dame était stérile alors le monsieur a fait faire un clone par un généticien peut scrupuleux de l'éthique. A part que la môme était mignone, pfffrrrp, c'est un peu beaucoup tiré par les cheveux et pas du tout crédible. L'idée de départ était sûrement bonne mais bon, il aurait fallut changer le casting, le scénario, la réalisation, bref faire un autre film lol.




   Et donc comme je ne peux quand même pas dormir 24/24, j'ai aussi commencé Moi, Charlotte Simmons de Tom Wolfe. Au début, j'accrochais bien mais là, au quarantième "fuck" et suite à la description de la manière dont il faut "évacuer" par un gosse à un autre, avec moult détails et 12 "fuck", je fais une petite pause.




    J'attends la guérison avec impatience, tout en écoutant les Chipmunks chanter Noël.




Shalimar.


*Tous ces titres méritraient un article particuliers pour chacun mais bon, une autre fois peut-être...

Mensonges

le 18/01/2008 à 16h56

   Il est bien agréable de se faire raconter des contes de fées quand on est petit, des histoires de petites souris qui viennent chercher nos dents la nuit, des histoires de cloches qui balancent des oeufs dans le jardin et la grand histoire du père Noël qui, chaque année, sur son traîneau, fait le tour du monde pour distribuer des cadeaux. Ce sont les mensonges qui font rêver les enfants. Certains se font même un plan de carrière vers cinq ans: "Moi je serai lutin du père Noël ! Ouais !!!" (bon ça va, je ne suis sûrement pas la seule à avoir voulu faire ça quand même). Y avait que des avantages. La sécurité de l'emploi sans être fonctionnaire. La mutuelle, tu parles, avec ses pouvoirs magiques le père Noël il te soigne en un rien de temps. Pas de frais de déplacement. Tu es assis à côté de lui et tu te fais le tour du monde en 24 heures. C'est mieux que Philéas et moins violent que Jack Bauer. Ouais sauf que le père Noël... Bon je dis rien au cas où il y aurait des mômes précoces en visite sur mon blog. Et puis de l'écrire, c'est comme en rajouter une couche

   Première décéption de la vie et tout un plan de carrière à revoir [après je suis passée à concertiste piano solo genre Hélène Grimaud, même si je ne la connaissais pas encore en 6e, puis docteur en recherche, pour finir par ce que toutes les petites filles veulent être... euh non pas Priscilla...(j'ai 26 ans, quand j'étais petite, les filles jouaient à la maîtresse), donc euh oui, prof. La sécurité de l'emploi, la MGEN etc.]

 

 

   A 26 ans on a déjà un sacré paquet de mensonges derrière soi et on a appris à les distinguer, à s'en servir pour notre propre compte et ensuite à adhéré ou non a la mythomanie collective qui enraye pas mal le contrat de confiance qu'on pourrait établir avec notre entourage. (Non, cette fois Darty n'y est pour rien. Juste cette fois). Je ne vais pas mentir, j'ai beaucoup menti dans ma vie. ( Ben comment on peut te croire alors ? Ben parce t'as aussi beaucoup menti dans ta vie...).
Genre voix d'outre-tombe, la veille d'un contrôle de math ou d'un cours d'EPS
(Education Physique et Sportive hum no coment):

"- Maman, j'ai mal à la tête, j'ai pris ma température et regarde...
- 42.6 ! Bon bah on va appeler le SAMU là, parce que tu devrais déjà être dans le coma"
Eh merde, trop forte l'ampoule MDR.

   

   Ca c'est le mensonge pardonnable parce que bon les cours de sport avec Mme Toullec ou M. Cochet bonjour. Enfin non plutôt au revoir à jamais.

  

   Il y a aussi le mensonge qui ne sert strictement à rien.
"-Ouais aujourd'hui en sport (je sais, il s'en passe des trucs en sport, ça nous traumatise), le prof il appelle un mec il lui dit "Ecarte les jambes". Le mec il le fait et là le prof lui dit "C'est bizzare je vois pas le cordon de ton Tampax. Allez, 20 pompes et arrête de te foutre de ma gueule"
- Euh *****, j'ai été voir le film avec toi je te signale. Alors, je sais que c'est une réplique et que tu nous montes un bobard là"

   Et là, évidemment c'est la honte pour l'auteur du mensonge en question surtout s'il y a du monde avec nous. Mais ce n'est pas bien grave. Juste un peu de cette mythomanie qui nous touche tous.

  

   Parfois, il y a le mensonge boomrang ( celui qu'on se reprend dans les dents). Quand j'étais en terminale, j'avais dit à ma mère que j'avais cours le mercredi matin parce que je n'avais pas envie de me taper le ménage et la bouffe ce jour là. Et dès qu'elle partait au boulot, moi j'allais au ciné avec ma carte UGC et je rentrais le midi, pile comme si j'étais revenue du lycée. Et puis un midi, ma soeur me parle d'un film et moi je fonce droit dans le mur:

"- Ouais, il est trop bien, je suis allée le voir ce mat..."
On était mercredi... Ma mère saute sur l'occase (tu penses):
"- T'étais pas en cours toi ce matin ?
- Ben si mais la prof d'Histoire était absente alors j'suis allée au ciné" (Vachement crédible).
- Tu me prends pour une imbécile, tu crois que je sais pas que tu sèche le lycée ? (Attention mes amis là c'est du sérieux, elle prêche le faux pour savoir le vrai. Parce qu'il est évident que si elle s'était doutée ne serait-ce qu'une minute que je séchais le lycée, y a longtemps qu'elle me l'aurait fait savoir. Et si je veux garder mes mercredi matins de libre va falloir la jouer fine).
- Ben en fait, ce matin, je me sentais pas bien et j'ai pas eu envie d'aller en cours.
- Quand tu seras au boulot, que tu ais envie ou pas tu seras bien obligée d'y aller. Monte dans ta chambre, range moi ton merdier et tu mets plus le nez dehors jusqu'à mercredi prochain. A part pour aller en cours bien sûr"

   Bon si on réfléchit bien, j'ai été punie pour avoir séché un cours que je n'avais pas, mais si on refléchit encore plus, on voit qu'elle ne se doutait toujours pas que je lui avais donné un faux emploi du temps et comme je ne sortais jamais ou presque, autant dire que la punition a été quasi nulle. Et le mercredi suivant je suis allée voir Monstre et compagnie.

  

   Jusque là, je n'ai parlé que de mensonges au dénouement drôle et sans conséquence. Ceux-là me font marrer. Il y a aussi les mensonge de nécessité. Quand je rencontre quelqu'un pour cinq minute et qu'il me demande pourquoi je suis en fauteuil roulant, je ne dis pas "Parce que j'ai sauté d'un pont", mais "Oh un accident y a longtemps". Ca met tout de suite les gens plus à l'aise et moi avec. En revanche quand on me demande qui est la fille sur mon portable, je dis "Ma princesse". Il y a ceux qui comprenne tout de suite et les plus lent :
"- Ta quoi ?
- Ma poussinette, ma bichette, ma chérie, mon amoureuse, ma femme quoi !
- Ah parce que t'es (blocage sur "quel mot on utilise?")...
- Oui, je suis lesbienne. Ca ne te choques pas ?
- Non. (BIPBIP mensonge ! Ton nez s'allonge !). "

   Et la le mec il fait une tronche genre  et dans ça tête ça défile ("Elle est handicapée et gouine ! Putain ça doit pas être facile tous les jours...). Je déteste ce genre de blaireau hypocrite. Autant dire tout de suite qu'il est gêné et qu'il préfère partir ! Mais bon, il paraît que ça s'fait pas... Tu parles.

  

   Enfin, il ya les vrais mensonges qui font du mal et là, on est loin du père Noël. D'abord, il y a ceux qui inventent des excuses pour ne pas t'appeler, venir te voir etc. Il y a ceux qui te font mille et un sourirs style "je t'adore" et qui te détestent. Moi quand j'aime pas quelqu'un ça se voit et je vais pas aller lui faire des risettes. Il paraît que je ne suis pas assez "diplômate". Si le diplômate en question est un cousin à hypocrite alors effectivement je ne le suis pas du tout. Ca doit venir du "ma puce" hypocrite qu'une certaine personne nous sert quand y a du monde. (Ou nous servait, peut-être que maintenant les choses ont changé et qu'il est plus sincère). Et puis il y a cette éternelle histoire entre Pierre, Paul et Jacques.

  

  

   Il y a beaucoup de tensions entre eux trois et quand Pierre n'est pas là, alors Paul et Jacques médisent sur Pierre. Tous les deux d'accord sur le fait qu'il exagère. Quand c'est Paul qui est absent, Pierre et Jacques n'en finissent plus de parler de lui et pas en bien. Si c'est Jacques qui n'est pas là c'est sur son dos qu'on déblatère. Ensuite Paul va aller dire à Pierre que Jacques dit du mal de lui au moment même où Jacques lui disait que Paul les montait l'un contre l'autre. Pierre qui a une grande habitude du mensonge sait que les deux ont raison. Paul dit du mal de lui et Jacques aussi et lui Pierre, il dit du mal des deux, suivant avec qui il se trouve.
   Morale, ne pas écouter les médisances et ne croire qu'en soit.

Shalimar.

    

Qui êtes-vous ?

le 14/12/2007 à 18h52

   

   Une chose m'intrigue. Je suis rendue à neuf cents visites et des poussières (ça s'affiche là, là, dans la rubrique satistiques) et pourtant je n'ai rien mis de nouveau depuis des plombs et personne ne laisse jamais de commentaire. Quels mots vous tapez pour tomber sur ce blog ?


   Je comprends bien que ce blog ne soit pas spécialment à casser la baraque. Je ne lis plus rien en ce moment et je n'ai donc aucun commentaire à faire. Moi, je ne lis plus rien ?? Après avoir fait l'apologie de la lecture ?? Ben ouais. Mais on est en pleine année scolaire et on va dire que j'ai assez du mal à me plonger dans les oeuvres au programme, donc je ne lis rien du tout sinon je culpabilise de ne pas lire ce que je devrais lire. Vivement les vacances, c'est moi qui vous le dis. L'été on n'a pas ce genre de dilemne existentiel. L'été on est en Corse, au soleil entre mer et montagne. On sirote un petit verre de Muscat en mageant du saucisson Corse. On va à la plage et on se baigne dans une eau qui est quasiment à la même température que celle de mon bain et d'une couleur digne des plages des "îles paradisiaques". Pas besoin de partir à perpète pour trouver son bonheur. J'ai découvers la Corse l'été dernier. Maintenant, je veux être Corse quand je serai grande. Bon, déjà à la base je suis Bretonne et on m'a dit Bretons et Corses grands copains. Ben tant mieux, hein.


    (Finalement c'est un article qui irait plus sur mon nouveau blog, mais bon, vue que les deux sont écrits par la même personne, peu importe...). Il faudrait peut-être que je consulte ma moitié, mais pour le moment je crois que le blog est le dernier de ses soucis.


    Ah, je me rappelle quand j'étais pressée d'être grande et qu'on me disait "Ouais ben profite, parce que quand tu seras grande tu auras tout le temps que tu veux pour te prendre la tête avec des histoires de papiers, d'argent, de boulot etc." Mais bon , de toute façon, je me prends la tête depuis que j'ai trois environs alors je ne vois pas la différence. Sauf que maintenant, je fais ce que je veux. Enfin presque. En tout cas, j'entends pas tous les cinq minutes "Tes chaussons ! J'en ai marre que tu marches en chaussettes, après c'est pas toi qui doit en racheter." Ou encore, la phrase que j'ai sûrement le plus entendue dans ma vie: "T'as vidé le sèche-linge ?" Help !!


   Maintenant, je mets mes chaussons, je n'oublie plus de m'occuper du linge et en plus de mes prises de tête existentielles, il y les problèmes de papiers, d'argent et de boulot. Mais depuis que j'ai découvers la Corse, je me focalise sur un bon souvenir ou sur les cartes postales collées au dessus de mon lit. Ca fait passer la pilule et je me dis que de toute façon, l'été suivant, je serai en Corse et que je m'en fous des problèmes du quotidien. Ca marche. La photo du dessus c'est Piedicrcoce, le village où j'ai passé quinze jours l'été dernier.


  


  Et vous, c'est quoi votre truc pour vous échapper de l'enfer du quotidien pourri de notre misérable vie ?


Shalimar.

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