Shali et Molki au pays des livres

Mes dernières lectures

le 05/06/2008 à 19h14




    Voici les trois derniers romans que j'ai lus dernièrement. Les désarrois de l'élève Törless de Robert Musil, Le seau de Charbon de Henris Thomas et Comme avant les mères de Simona Vinci. Lus dans cet ordre.


 


 


   Tout est parti du film L'année de l'éveil  de Gerard Corbiau, qui se déroule dans un pensionnat militaire.




   J'en étais restée à Sodome et Gomorrhe de Proust et je n'avançais pas. Je déteste rester sur un bouquin, lire deux pages par jour. Et puis l'année scolaire s'est terminée. Enfi, je l'ai un peu raccourcie. Je pouvais donc lire ce que je voulais. Oui, mais quoi ? Je sais, ça semble aberrant quand on a une bibliothèque qui contient quelques centaines de livres de se dire "Je ne sais pas quoi lire". Mais, c'est un fait, devant tout le choix qui s'offrait à moi, j'étais indécise. Et puis, j'ai fouillé dans le tirroir de ma commode où j'avais rangé les livres qui me branchaient le plus. Ca restreignait le choix. Ensuite, j'ai plusieurs méthodes pour trouver le bon livre. Je lis les premières pages, ça fait un tri supplémentaire. Reste quelques bouquins. Alors, soit je leur donne un chiffre à chacun et je demande à quelqu'un de choisir pour moi en disant un chiffre au hasard, soit je me laisse entraîner par le thème du moment. Comme j'étais seule le soir de ma grande indécision, je me suis laissée portée par l'agréable sensation que m'avait laissé le film que je venais de regarder, à savoir L'année de l'éveil et c'est comme ça que j'en suis arrivée aux Désarrois de l'élève Törless.




   C'est un livre rude, dur. Il est très difficile de s'attacher au personnage principal, mais c'est précisément le but de l'auteur qui décrit ici l'éveil à l'adolescence dans ce qu'elle a de plus égocentrique et cruelle. Le contexte du pensionnat favorise les expériences des jeunes gens sur eux-mêmes et surtout leurs camarades. Situé dans les années 30, 40, on a dit de ce livre qu'il préfigurait le sadisme et l'horreur du nazisme. C'est vrai qu'il est d'une grande violence et que les plus forts prennent le dessus sur les plus faible sans difficulté par simple amusement, pour faire des "expériences" et prouver leur supériorité.




   Le seau de charbon semblait être une suite logique au roman de Musil. L'histoire se déroule également dans un pensionnat, dans les années 50. Cependant, l'adolescent n'est pas le thème principal. Du "Cheu", vieil alcoolique perdu depuis qu'on a remplacé les poëles par des radiateurs, au pricipal qui vit une vague aventure, en passant par le garçon de cuisine dont la curiosité malsaine est très vite découverte et enfin, l'élève Souvraut qui préfère se prommener en dehors du collège. Ce qui est mis en avant, c'est la faiblesse humaine dans ce qu'elle a de plus touchante. L'écriture, poétique, lyrique, nous entraine vite à la dernière page et c'est avec regret qu'on referme ce livre.




   Et puis on s'en remet et on passe à Simona Vinci et Comme avant les mères. Ce livre possède la qualité de bien mener son suspens et le défaut de se terminer à la va-vite. Je l'ai terminé hier soir. Jusqu'au bout presque, j'ai été tenue en haleine. De découvertes en découvertes, je suivais l'histoire avec passion. Mais le dernier chapitre nous laisse un peu sur notre faim. Un garçon placé dans un pensionnat pendant la Seconde guerre mondiale pendant que sa mère vit cloîtrée dans sa chambre et que son père est toujours absent. Son seul réconfort, penser à Irina la petite fille qui est morte mystérieusement. A vous de découvrire la suite...




   Enfin, je sors de ces trois lectures et je repars pour un nouveau roman dont je viendrai vous parler quand je l'aurai terminé.



Bonne lecture,


Shalimar.


 


 


 

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