Il y a longtemps que je n'ai pas écrit d'article sur ce blog et j'imagine que la foule de lecteurs qui vient chaque jour, attend avec impatience quelques mots de ma plume. C'est-à-dire qu'il s'agit d'un blog littéraire et que généralement j'essaie d'écrire sur un livre que je viens de lire pour dire si je l'ai aimé ou pas etc. Sauf que là, je suis bloquée sur Proust. C'est une oeuvre au programme, j'aime beaucoup, mais c'est très long à lire et ça prend du temps, surtout que je ne m'y attelle pas tous les jours. Et je ne lis rien d'autre parce que sinon je culpabilise de ne pas lire ce livre que je devrais avoir terminé depuis longtemps.
Avant, il a deux ou trois ans, j'avalais les oeuvres au programme comme des petits pains. Je dirais même que je ne lisais que des classiques pour parfaire ma culture littéraire. Mais il y a un truc qui n'est pas juste et sur le quel je voudrais m'arrêter un moment. La déprime. Il y a des gens qui réussissent parfaitement leurs études, en temps et en heures, avec des notes magnifiques. Oui, c'est parce qu'ils aiment ce qu'ils font et qu'ils ont beaucoup de capacités. Mais surtout, ils ne sont pas sujets à ces changements d'humeurs qui font que d'un instant sur l'autre on passe de l'envie de travailler à celle de se mettre une balle. Bon j'exagère un peu. Mais il suffit parfois d'un coup de file, d'une phrase prononcée sur un ton un peu rude et ça y est on abandonne tout. J'interdis à quiquonc de dire que ce sont des excuses pour ne pas bosser.
Trop de sensibilité tue l'envie de faire quoi que ce soit, sauf écrire. J'écris sur mon blog, j'écris dans mon journal, j'écris des lettres aux gens que j'aime et tout va beaucoup mieux. Ainsi que me l'a suggérer quelqu'un que j'aime beaucoup, il faut créer pour se sortir de la déprime. Forcément, le travail scolaire en prend un coup, parce que ce n'est pas spécialement créatif. Mais il faut savoir se secouer parfois et trouver dans une dissertation le petit truc qui va faire de ce devoir rébarbatif une création personnelle qui nous rendra la confiance suffisante pour se remettre au travail.
J'écris ça, parce que je suppose ne pas être la seule à aimer ses études mais à se retrouver dans l'incapaciter de travailler parce que la vie autour prend trop de place.
Enfin, le printemps arrive et comme beaucoup de gens je suis très sensible à la lumière du soleil et je sens revenir en moi l'envie de travailler. Mon professeur de biologie de 3e m'a dit un jour qu'à chaque printemps , nous étions quelqu'un de nouveau. Que la nature avait fait son oeuvre et nous avait fait mûrir. Ce prof là, je l'aimais beaucoup. Il ne se contentais pas de nous apprendre la différence entre la roche calcaire et un autre caillou. Il prenait le temps de nous expliquer, à nous petits adolescents, le fonctionnement de notre corps au file des saisons et ses changements. Il nous rassurait en queqlue sorte en levant le voile sur l'inconnu et nos angoisses.
Voilà, c'était tout ce que je voulais dire. Maintenant, si quelqu'un a quelques tuyaux pour m'expliquer la relation entre Albertine et le narrateur de Sodome et Gomorrhe, je suis preneuse.
Salimar.


Commentaires
Aucun commentaire
Ajouter un commentaire