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Shali et Molki au pays des livres

A Brand, un vrai coup de coeur

le 23/05/2009 à 15h41

 


 


           Voilà ce que j'écoute en ce moment. Un groupe découvert totalement découvert par hasard sur Deezer et en plus un groupe de rock blues électro flamand ! Tu parles d'un truc!


 


            A Brand, donc. Nom déjà peu commun que l'on pourrait traduire par "une Marque". Et franchement c'est un vrai coup de coeur. En musique, je n'en avais pas eu depuis un sacré paquet de temps. Et ce groupe est tout simplement fantastique ! Je conseille particulièrement leur Myspace pour découvrir le groupe: http://www.myspace.com/abrandtheband. Et bien sûr leur dernier LP, Judas, tout juste génial, avec une palanquée de chansons que je classe désormais dans mes classiques: Mad love sweet love (mais c'est une vraie bombe ce single!), The bubbles, Time... Et leur premier album, Hammerhead, mérite lui-aussi d'être connu.


 


             A vrai dire, je les écoute en écrivant cet article et j'ai vraiment envie de bouger mon body (ou move mon corps, au choix). Ce truc est une pépite comme on en découvre peu dans une industrie du disque de plus en plus frileuse. En plus, le guitariste barbu a une de ces dégaines! Et ils ont tous des noms imprononçables. Du coup, on est vraiment dépaysé. Ca donne envie de se taper une petite virée du côté d'Anvers! Allez, bonne écoute...


 


Molki

Les actrices de ma vie

le 14/04/2009 à 20h13

 


 


                                   Voilà la première vidéo que j'ai réalisée. Elle est toute simple et rend hommage à mes actrices préférées, sur une musique de Marianne Faithfull, une de mes chanteuses préférées.


 


                                   Donc, dans ce court article, je remercie Ingrid Bergman, Rachel Weisz, Jennifer Beals, Katharine Hepburn, Naomi Watts, Alexandra Maria Lara, Jeanne Moreau, Jennifer Connelly, Claudia Cardinale, Glenn Close, Eva Green, Gong Li, Jodie Foster, Nicole Kidman, Meryl Streep, Vivien Leigh, Vanessa Redgrave, Julie Christie, Martina Gedeck, Zhang Ziyi, Faye Dunaway, Romy Schneider, Charlotte Rampling, Dominique Sanda, Lauren Bacall, Julianne Moore, Nathalie Portman, Evan Rachel Wood, Holly Hunter, Choë Sevigny, Hillary Swank, Winona Ryder, Sigourney Weaver, Scarlett Johansson, Emma Thompson et, bien sûr, ma préférée, Cate Blanchett. Je les remercie de m'avoir fait rêver, vibrer, pleurer, rire, délirer, réfléchir, voyager, de m'avoir éveiller, exciter, secouer. Et je les remercie aussi de m'avoir accompagner durant la première partie de ma vie, d'avoir fait partie de moi, de m'avoir fait grandir et de m'avoir aussi beaucoup fait fantasmer (oui c'est bon! Je ne suis pas faite de bois!) !


 


                                   Car c'est d'abord et grâce à ces actrices que je me suis passionnée pour le cinéma. Puis le reste a suivi (mise en scène, scénario, éclairage, etc.). Mais c'est avant tout par elles et pour elles que j'aime le cinéma. Elles sont une inspiration permanente, car, non contentes d'être magnifiques, elles sont aussi talentueuses et diablement intelligentes.  Aucune ne lira cet article, mais je l'écris plus pour moi, par simple plaisir et pour me rappeler tous ces moments de bonheur pur dans les nombreuses salles obscures que j'ai arpentées. Je n'oublierais jamais le CNP Terreaux, l'Astoria, le Comedia ou l'Institut Lumières. Les Lyonnais qui me lisent sauront de quoi je parle, car ma ville, c'est tout de même la ville des Frères Lumières! Comme quoi, le destin... Je n'habite plus à Lyon aujourd'hui et ses cinémas me manquent terriblement. 


 


                                    Mais, pour en revenir à mon sujet initial, merci à ces actrices d'exister et de jouer si bien. Elles éclairent ma vie depuis 30 ans.  But it's not the end, it's the beginning... 


Molki

 


 


                       Pourquoi n'avons-nous pas de chaîne type HBO dans notre chère contrée? Une chaîne qui ose enfin... Et créer une série telle Big Love, il fallait oser. Raconter le quotidien d'un mormon polygame, de ses 3 femmes et ses enfants, il fallait vraiment oser.



                         Mais il n'y a pas que l'audace, loin de là, car cette série est réellement extraordinaire. Le scénario, comme toujours avec HBO, est ultra travaillé. La mise en scène, sans être révolutionnaire, est tout de même un atout de la série, ne prenant jamais le pas sur les personnages, les laissant évoluer en liberté sans multiplier les effets tape à l'oeil. Mais ce qui fait la différence ce sont sans aucun doute possible les acteurs, et plus particulièrement les actrices.



                         En effet, le héros, Bill Henrickson, a 3 épouses, 3 "soeurs-femmes" dans le langage mormon (quelle belle bande d'hypocrites!!!), Barb, Nicki et Margene. Elles sont toutes les trois très différentes et jouée par des actrices aussi formidables les unes que les autres.



                         Pour commencer, ma préférée: la seconde épouse, Nicki, est jouée par l'une de mes actrices préférées, Chloë Sévigny. Et dans ce rôle de jeune femme écartelée par les traditions, maltraitée par son pervers de père, mal aimée par son égoïste de mère, engoncée dans des vêtements de bigote qui lui corsètent le corps et l'esprit, elle est tout simplement bluffante. A la fois agaçante et touchante, elle est... vraie. Oui c'est le mot juste: vraie. C'est un personnage complexe et c'est pour cela qu'on l'aime tant, parce que justement, il n'est pas facile d'aimer Nicki. et pourtant, grâce au talent de Choë Sévigny, on l'adore. Mais cela n'a rien d'étonnant! Que ce soit dans Kids, Boys don't cry, Zodiac ou The Brown Bunny, Chloë Sévigny est juste une actrice géniale (et très belle mais ça c'est un avis personnel), une actrice qui sait faire passer des émotions avec une grande économie de moyens, qui n'en fait jamais trop, qui sait doser son talent. En bref, une grande actrice. Mais faites-la tourner bon sang!!!!


 


                         Ensuite, il y a Ginnifer Goodwin, une révélation. dans le rôle de Margene, la plus jeune des 3 épouses, elle débute très fort, c'est le moins que l'on puisse dire! Tout en naïveté trompeuse et en joie contenue, elle nous fait réellement vibrer. Sans conteste, c'est le rayon de soleil de cette série. Et on gage que cette actrice a encore de beaux rôles devant elle.



                          Enfin, Barb, la première épouse, est incarnée par Jeanne Tripplehorn. Ha! Il est loin le temps de Basic Instinct et autres navets, tel l'horrible Waterworld avec ce pauvre Costner. non, là, on retrouve l'actrice qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, une actrice tout en nuance, d'une générosité rare et d'une présence indéniable.



                            L'alchimie est incroyable entre ces trois actrices et elle transparaît totalement à l'écran. C'est la principale force de la série: avoir su trouver les actrices adéquates pour avoir su incarner des femmes qui vivent tout de même une situation peu banale, avouons-le.



                            Mais soyons clair: jamais la série ne fait l'apologie des mormons. Ils nous sont dévoilés sans détour: une pauvre secte, qui vit dans une époque révolue, qui cultive une hypocrisie rare et dont l'humanisme est très réduit. La polygamie n'est pas une félicité, mais un mode de vie difficile, illégal, ambigu. La force de la série, c'est aussi de ne pas être manichéenne: on peut connaître de beaux moments en menant une vie polygame, on peut s'épanouir, mais rien n'est facile et rien ne dure. La réalité du monde finit toujours par vous rattraper, un monde qui n'est pas fait pour ce style de vie, qui ne l'accepte pas, qui le condamne, non sans raison nous rappelle la série, en nous montrant en parallèle la vie de vrais mormons fondamentalistes, où les hommes ont tous les pouvoirs, où on marie un vieillard de 80 ans avec une enfant de 16 ans.  



                           La troisième saison de Big Love devrait bientôt débarquer sur Canal +, on l'attend avec une impatience non dissimulée, avec un petit pincement au coeur: on espère, on prie (c'est le cas de le dire!!!) pour que ce ne soit pas la dernière. Cette famille recomposée? Décomposée? Recollée? Décalée? Bref, cette famille nous manquerait trop... Peut-être pas jusqu'à prendre le premier vol pour Salt Lake City, certes, mais quand même... Cette famille, elle est spéciale... Ok, très spéciale! Mais elle est aussi très touchante, finalement, et oui, elle nous manquerait trop.

 

Molki

 


 


 

Protect me from what I want...

le 12/04/2009 à 01h18

 


                       Aujourd'hui, j'ai réellement fait un grand pas: pour la première fois depuis au moins 3 ans j'ai abordé mon  grand sujet tabou, à savoir mon cerveau hypertrophié. Et non, je ne suis pas hydrocéphale! Juste ce que les psys scolaires appellent "une enfant précoce", le mot politiquement correct pour dire surdouée.

                      Donc, aujourd'hui, j'ai abordé ce sujet avec ma super psy (d'ailleurs bonjour super psy, juste au cas où elle me lise un jour...) et ça ne m'était pas arrivé depuis un paquet de temps. Je déteste disserter sur ce sujet, surtout avec un psy, et là je sais pas, elle a su trouver les mots pour m'en parler. Autant dire qu'elle a fait fort, car je suis spécialiste dans l'art de louvoyer et de dévier les conversations pour éviter les points sensibles.


                       Beaucoup qui liront cet article ne comprendront pas mon blocage et me prendront pour une gamine gatée qui ne connaît pas sa chance, qui se plaint de ses 160 de QI. Mais quelle chance au juste? La chance d'être vu comme une attraction ambulante parce que l'on comprend plus vite que les autres? La chance d'être totalement délaissée par la maîtresse en primaire parce que je n'avais pas vraiment besoin que l'on m'explique? En revanche, j'aurais bien aimé que l'on s'intéresse à moi pour autre chose que cette "incroyable intelligence" (dixit un de mes profs d'allemand), juste pour moi en somme. Mais ce n'est pour ainsi dire jamais arrivé. De plus, est-ce une chance de s'inquiéter à propos des ravages du SIDA, de la répression au Salvador ou de la fatwa lancée contre Salman Rushdie lorsqu'on est une petite fille de 11 ans? Pas vraiment non.

                        Ce que je n'ai jamais connu, c'est l'insouciance. Je ne connais même pas le sens de ce mot. L'innocence de l'enfance m'est étrangère. Ce que je connais le mieux, c'est l'angoisse. Une angoisse profonde et insidieuse, qui ne m'a jamais quittée, qui m'habite encore aujourd'hui. J'avais un esprit d'adulte dans un corps d'enfant. C'est bien connu: on n'écoute pas un enfant; il n'a pas l'expérience nécéssaire pour penser correctement. Alors, au bout de quelques temps, je n'ai plus rien dit, je me suis enfermée dans une forteresse fantasmagorique dont j'ai jeté la clef. Aujourd'hui encore, je me protège derrière ses remparts.


                          Ceux qui me connaissent savent que je me confie peu, que derrière mes rires, il y a souvent du désarroi. Je n'aime pas le monde dans lequel je vis car je ne pense pas que j'y ai ma place. Je le comprend trop bien et cette lucidité fait mal. J'ai mis ce clip du film Thirteen car il résume bien mes années d'adolescence, je trouve. C'est un film particulièrement dur et sombre sur l'adolescence, mais magnifique et plus que réaliste: un vrai documentaire. Alors non je ne m'habillais pas comme Evan Rachel Wood dans le film mais les expériences qu'elle traverse dans le film, les émotions qu'elle ressent ont été les miennes: repousser sans cesse les limites pour se prouver que l'on est vivant; la drogue et l'alcool comme unique évasion possible, pour que ce putain de cerveau arrête 5 minutes de cogiter; la mutilation pour ressentir réellement la douleur, cette douleur obsédante qui se dérobe sans cesse.

 

                             Mis à part le fait qu'il faut absolument voir ce film extraordinaire, interdit au moins de 16 ans en France (Quelle hypocrisie! Tout le monde sait que les ados ont une vie plus qu'intense et multiplient les expériences, mais on préfère se voiler la face), donc mis à part le fait qu'il faut voir ce film de toute urgence, ce clip résume bien mon adolescence de merde, dans une ville de merde, dans un collège (puis un lycée) de merde, à apprendre rien entourée de rien...  Dans ces cas-là, tout est bon pour échapper à une réalité plus que désespérante...

                             Etre intelligent, ce n'est donc pas toujours une bénédiction, j'en suis la preuve vivante et je suis sûre de ne pas être la seule. Quand, à 11 ans, vos héros sont Leonard Cohen, Stanley Kubrick et Emily Brontë plutôt que Patrick Bruel (mon dieu, quelle horreur!), Luc Besson (re-beurk) et Marc Lévy (pas encore là à mon époque mais 11 ans, ça doit être l'âge de ses fans non?), alors forcément vous vous sentez légèrement différente de vos congénères.

 

                             Je crois que le plus embêtant, c'est cette tendance à tout intellectualiser, à ne jamais se fier à son instinct ou à ses intuitions, à tout analyser en permanence. Jamais de repos, jamais de pause. Même mes rêves sont tarabiscotés à l'extrême. Ce qui me taraude sans cesse, c'est le moment où j'atteindrais le point de rupture, le point de non-retour, le jour où j'imploserais de l'intérieur, bouffée par cet excès de pensées.

 

                               Voilà c'était une tranche de vie! On en profite , car j'écris très rarement sur moi, encore moins sur ce sujet, plus que sensible et que j'ai banni depuis longtemps de toute conversation familiale. Sur ce, encore atteinte d'insomnie (je réfléchis trop, je vous l'ai bien dit), je vais lire le dernier Joyce Carol Oates (oui je pense  fort à toi Shali. Chaque fois que je lis cet auteur, tu es un peu avec moi). Comme quoi on ne se refait pas. Et comme dirait Kurt Cobain (mon écorché préféré) dans Dumb: I'm not like them/But I can pretend (...)  Think I'm dumb/Or maybe just happy/Think I'm just happy/My heart is broke/But I have some glue/Help me inhale/And mend it with you

 

A vous de traduire... 

                             Molki


 

 


 


                 Pourquoi les meilleures séries américaines sont-elles la plupart du temps produites par les mêmes chaînes, à savoir Showtime et HBO? Et pourquoi n'a-t-on pas en France notre Showtime et notre HBO? Pourquoi est-ce que les seules séries que l'on nous pond sont Plus belle la vie, la série qui se déroule à Marseille mais sans Marseillais, ou Navarro, avec Mon Beauf en best actor????


                Parce qu'il est évident que les moyens ne sont pas au rendez-vous mais, surtout, parce que les bons scénarios sont aux abonnés absents. Et, excusez du peu, mais Rome, série qui ne compte que 2 saisons et a failli ruiné HBO, bénéficie d'un scénario béton. Revenant sur les évènements qui ont entraîné la chute de la république romaine et l'avènement de l'empire, Rome n'est jamais un cours d'histoire vivant. Bien qu'extrèmement bien documentée (Ah! le visage peint en rouge de César lors de son triomphe et l'esclave qui lui susurre la fameuse phrase: "N'oublie pas que tu es mortel"...), la série n'est jamais didactique. Si l'on apprend beaucoup de choses (la vie quotidienne d'un légionnaire romain par exemple), on ne s'ennuie pas une seconde et on est littéralement happé par l'action.


                 Rome, c'est un peu la victoire du scénario, de l'histoire, de l'essentiel sur l'esbrouffe et le pognon à gogo. Car on peut bien mettre des millions de dollars dans un film ou une série, si l'histoire n'est pas là, ça ne vaudra pas tripettes.


                 Hors, on est devant un véritable chef d'oeuvre, une série qui vaut mieux que beaucoup de films. Certes, les acteurs sont inconnus mais ils sont tous excellents. Ciaran Hind, qui joue César, est réellement fabuleux. Cela faisait longtemps qu'un acteur ne m'avait pas autant marqué. Il est impérial de présence et de charisme. Et toute la série est du même tonneau: une débauche de moyens au service d'une histoire extraordinaire.


                  Car elle est connue, cette fameuse histoire. Et voir César prononcer la fameuse phrase "Toi aussi, mon fils?" lors des Ides de Mars est un vrai grand moment, comme je n'en avait pas connu depuis longtemps. De plus, Cléopâtre a tout de la femme fatale, mais pas au sens "Hollywood". Liz Taylor est bien loin... c'est une femme d'une intelligence extraordinaire, un animal politique qui sait se servir de ses charmes pour arriver à ses fins. Point d'amour dans Rome, mais une soif inextinguible de puissance, de pouvoir, de domination.


                  Oui, Rome est bien le chef d'oeuvre que l'on attendait. Une série bien trop courte à mon goût (deux petites saisons) mais qui fera date, parce que pharaonique et d'une ambition totalement démesurée. Elle me fait penser à ces films géniaux mais ruineux qui ont jalonné le cinema américain: La Porte du Paradis, Intolérance... Que c'est bon parfois la Télé!!!!


 


Molki


 

 

 


 


 


                Il y a des groupes comme ça, qui changent votre vie, qui éclairent votre univers et vous transcendent. Pour moi, l'un des groupes qui m'a le plus marqué (et qui me marque encore), ce sont les Smashing Pumpkins. Durant mon adolescence, il y aeu un avant et un après Smashing Pumpkins.

                Pour moi, ce fut le groupe de la révélation, celui dont les paroles étaient le plus proches de mon état d'esprit d'adolescente mal dans sa peau. La chanson que j'ai mise en exergue de cet article en est un exemple frappant. Bullet With Butterfly Wings est jouissive et totalement déjantée, mais elle exprime des choses que je ressens encore aujourd'hui... Je l'ai couplée avec le manga Hellsing, bien déjanté lui aussi et extremement bon, mais à ne pas mettre devant tous les regards. Je vous donne une petite traduction toute personnelle des paroles:

 

Une Balle Avec Des Ailes De Papillon

le monde est un vampire, envoyé pour drainer
des secrets destructeurs, et vous suspendre au dessus des flammes
et qu'est ce que j'obtiens en échange de ma douleur?
des désirs trahis, et une pièce du jeux
malgré tout, je sais, je suppose que je montrerai
toute ma sérénité et mon sang froid
 
en dépit de toute ma rage, je suis encore comme un rat en cage
alors quelqu'un dira ce qui est perdu ne peut jamais être sauvé
en dépit de toute ma rage, je suis encore comme un rat en cage
 
maintenant je suis nu, rien qu'un animal
mais peux tu faire semblant, encore une fois
et que veux-tu? je veux changer
et qu'obtiens-tu?
quand tu sens la même chose
malgré tout, je sais, je suppose que je montrerai
toute ma sérénité et mon sang-froid
 
en dépit de toute ma rage, je suis encore comme un rat en cage
alors quelqu'un dira ce qui est perdu ne peut jamais être sauvé
en dépit de toute ma rage, je suis encore comme un rat en cage
 
dis moi que je suis le seul
dis moi qu'il n'y a personne d'autre
Jésus était fils unique
dis-moi que je suis l'élu
Jésus était fils unique pour toi
 
en dépit de toute ma rage, je suis encore comme un rat en cage
et je crois encore que je ne peux être sauvé

                    

                    

                      Moi, je trouve cela franchement génial, plus de 10 ans après la découverte de ce groupe. Tant de rage contenue, tant de douleur me transporte. C'est vraiment un grand groupe et j'avoue que leur séparation fut vraiment un sale moment. Bon, ils se sont reformés mais franchement, vu l'album qu'ils ont sorti (Zeitgeist), ce n'était vraiment pas une obligation. On est bien loin de la rage de Mellon Collie And The Infinite Sadness  et d'Adore (leur chef d'oeuvre, à mon avis).

                        Alors oui, Billy Corgan est sans doute infect dans la vie réelle, mais il écrit (ou plutôt il écrivait) de purs bijoux. ses paroles sont réellement bouleversantes, sa musique est lyrique et sa voix est... vraiment très spéciale. O l'aime ou on la déteste mais elle ne laisse pas indifférent, c'est le moins que l'on puisse dire!

                        Ecouter un album des Smashing Pumpkins est toujours une expérience étrange et bouleversante. Cette voix sur le fil du rasoir... Elle vous glace et vous enveloppe, c'est un véritable manteau d'épines glacées. et c'est pour cela que ce groupe restera toujours unique... Pour son désespoir de velours et ses grincements mélodieux. Car tout est dans la dernière phrase de cette chanson : je crois encore que je ne peux être sauvée...

Molki

 


                   

The L word c'est terminé

le 07/04/2009 à 20h40

 

 

                Eh oui, on est tous écoeurés: la série phare de Showtime s'arrête après 6 saisons de succès jamais démenti.  Et elles vont toutes nous manquer! Que ce soit Tina, Bette, Shane, Dana, Alice ou Jenny (euh non... Peut être pas Jenny...), il faudra s'habituer à ne plus les voir. Et franchement, c'est tout juste pas possible.


                Mais pourquoi arrêter cette série alors que d'autres (style Urgences) nous bassinent depuis plus de 10 ans et que personne n'y trouve rien à redire?


                 Lorsque j'ai vu les premiers épisodes de cette série, j'avais 24 ans (ok, ça remonte) et jamais je n'avais vu des femmes comme moi sur un écran. vous allez dire que je pousse, mais je m'explique. Dans The L Word, les lesbiennes deviennent des héroines à part entière. Avant, la lesbienne, c'était (au choix) la meilleure pote de l'héroine, le clown de service, la frustrée qui n'attend que le bon mec pour enfin recevoir LA REVELATION, la dépressive de service, la camionneuse que personne ne veut, le cas sociologique à étudier. Voilà ce qu'était la lesbienne sur un écran.


                 Mais pas dans The L Word. Dans The L Word, les femmes sont belles (bon ok, elles sont tellement belles que c'est pas vraiment réaliste mais c'est agréable pour les yeux, alors on ne va pas faire les difficiles...), intelligentes (ah... Jennifer Beals... Le fantasme ultime), compliquées (oui bon c'est des femmes quand même), touchantes, délirantes... Ce sont de vraies héroines et elles n'ont pas besoin de faire-valoir hétéros ou masculins pour exister.


                  Pour la première fois, les lesbiennes avaient une réelle visibilité et ça faisait sacrément du bien. Alors oui, la disparition de The L Word est un cataclysme, on ne va pas le cacher. Surtout qu'on ne voit pas trop qui va occuper sa place désormais vaquante. C'est sûr que ce n'est pas la France qui va relever le défi: on est quand même toujours bloquer sur Julie Lescaut et Véronique Genest (bonjour le fantasme...).


                 J'ai donc ajouté un petit clip Youtube à l'article qui reprend les baisers les plus caliente des 6 saisons et franchement, en quelques minutes, on comprend tout ce que la série nous a apporté: la visibilité et la reconnaissance. Bon et un peu de plaisir aussi ! Après cette série, il y a tout de même une chose qui pour moi est sûre: toutes les femmes peuvent franchir la ligne un jour ou l'autre (si si je vous jure, ça se vérifie) et moi je dis tant mieux (pour moi bien sûr!).


                  Alors une petite seconde de silence pour The L Word (Showtime, pourquoi nous as-tu trahis?) en espérant que ce premier pas en appelera beaucoup d'autres. Et Jennifer... Tu as quand même bien changé depuis Flashdance... Si si je te jure.


Molki